L'abbé Crépin Martial Monga a été tué par balle devant sa paroisse de Zemio, dans le sud-est de la République centrafricaine. L'assassinat, apparemment ciblé, suscite une vague d'indignation dans le pays.
Un nouveau drame endeuille la République centrafricaine. L'abbé Crépin Martial Monga, prêtre catholique officiant dans la ville de Zemio, située dans le sud-est du pays, a été abattu par balles devant sa propre paroisse. Les auteurs du meurtre, non identifiés à ce stade, semblent avoir agi de manière délibérée et ciblée, selon les premières informations rapportées par RFI.
Un assassinat qui choque tout un pays
La mort de l'abbé Monga provoque une vive émotion et une profonde indignation en Centrafrique. Le meurtre d'un homme d'Église, sur le parvis même de son lieu de culte, constitue un acte d'une violence symbolique particulièrement forte dans un pays où les communautés religieuses jouent un rôle central dans la vie sociale et humanitaire.
Zemio, une région sous tension
Zemio est une localité isolée du sud-est centrafricain, une région historiquement fragilisée par la présence de groupes armés et par l'instabilité chronique qui touche la République centrafricaine depuis des années. Le pays, parmi les plus pauvres du monde, est le théâtre de conflits récurrents impliquant de nombreuses factions armées, malgré la présence de forces de sécurité appuyées par des partenaires internationaux.
Dans ce contexte, les membres du clergé et les travailleurs humanitaires figurent régulièrement parmi les victimes de violences, qu'elles soient opportunistes ou, comme semble l'indiquer ce cas, soigneusement préméditées.
Les circonstances restent à élucider
À ce stade, aucun groupe n'a revendiqué l'assassinat de l'abbé Crépin Martial Monga. Les autorités centrafricaines n'ont pas encore communiqué officiellement sur l'ouverture d'une enquête. La communauté catholique, très présente en Centrafrique, attend des réponses sur les motivations de ce meurtre et sur l'identité de ses auteurs.
L'abbé Crépin Martial Monga a été tué par balle devant sa paroisse de Zemio, dans le sud-est du pays, par des hommes non identifiés, dans ce qui ressemble à un assassinat ciblé. — RFI
Ce drame rappelle la vulnérabilité des acteurs religieux et civils dans les zones de conflit centrafricaines, et relance les appels à une protection renforcée des populations et des représentants de la société civile dans les régions les plus exposées.
Source : RFI
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