Mali : HRW dénonce de graves exactions après la chute de Kidal
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Mali : HRW dénonce de graves exactions après la chute de Kidal

29 juin 20262 min de lecture10 vuesRéalitte IA

Human Rights Watch publie un rapport accablant sur les violences commises au Mali depuis les attaques du 25 avril 2026. Jihadistes du Jnim, armée malienne et mercenaires russes de l'Africa Corps sont tous pointés du doigt.

Dans un rapport publié le lundi 29 juin 2026, l'organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) tire la sonnette d'alarme sur la situation au Mali. L'ONG documente de graves exactions commises par plusieurs belligérants dans le pays depuis les attaques meurtrières du 25 avril dernier.

Une journée noire pour le Mali

Ce 25 avril a marqué un tournant dramatique dans le conflit malien. Ce jour-là, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), principal mouvement jihadiste lié à Al-Qaïda au Sahel, et ses alliés du Front de libération de l'Azawad (FLA) ont lancé une offensive d'envergure dans le nord du pays. Résultat : la conquête de la ville stratégique de Kidal et l'assassinat du ministre malien de la Défense, un choc politique et sécuritaire majeur pour les autorités de Bamako.

Tous les camps mis en cause

HRW ne ménage aucune des parties au conflit. L'organisation pointe aussi bien les exactions attribuées aux jihadistes du Jnim que celles imputées à l'armée malienne (FAMa) et à ses supplétifs étrangers, les paramilitaires russes de l'Africa Corps — anciennement connus sous le nom de Wagner — présents au Mali depuis 2021 à l'invitation de la junte militaire au pouvoir.

«Les belligérants commettent à nouveau de graves exactions», dénonce Human Rights Watch dans son rapport du 29 juin 2026.

Un conflit qui s'emballe au Sahel

Ce rapport intervient dans un contexte de dégradation accélérée de la sécurité au Mali, pays du Sahel déjà meurtri par plus d'une décennie d'instabilité. La chute de Kidal, ville symbole du nord malien et longtemps bastion des groupes touaregs, illustre les nouvelles dynamiques d'un conflit qui mêle rivalités locales, jihadisme international et ingérences étrangères. Pour les populations civiles, pris en étau entre ces différentes forces, les conséquences humanitaires restent dramatiques.

Source : RFI / Human Rights Watch

Source : RFI

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