Manuel Adorni, chef du cabinet des ministres et homme de confiance de Javier Milei, a été contraint de quitter son poste samedi 27 juin. Il est visé par une enquête fédérale pour évasion fiscale.
C'est un coup dur pour le président argentin Javier Milei. Son plus proche collaborateur, Manuel Adorni, a annoncé sa démission le samedi 27 juin au soir, dans un contexte de scandale politique et judiciaire qui fragilise le gouvernement ultralibéral argentin.
Une démission sous la pression d'un scandale judiciaire
Adorni occupait le poste stratégique de chef du cabinet des ministres, ce qui en faisait l'une des figures les plus influentes de l'exécutif argentin. Sa démission intervient alors qu'une enquête de la justice fédérale est en cours, notamment liée à des accusations d'évasion fiscale.
Ce départ forcé intervient à un moment délicat pour Milei, dont le gouvernement s'était pourtant positionné comme un rempart contre la corruption endémique qui ronge la vie politique argentine depuis des décennies.
Un camouflet pour Milei
Pour le président argentin, figure libertarienne arrivée au pouvoir fin 2023 sur la promesse d'un assainissement radical de l'État, cette affaire représente un sérieux revers d'image. Adorni était l'un des visages les plus exposés du régime, intervenant régulièrement lors des conférences de presse officielles.
L'enquête de la justice fédérale argentine est toujours en cours au moment de la publication de cet article.
L'affaire soulève des questions sur la cohérence du projet politique de Milei, qui avait fait de la lutte contre les privilèges et la corruption l'un de ses chevaux de bataille électoraux. La démission d'Adorni pourrait alimenter les critiques de l'opposition et fragiliser davantage un gouvernement déjà soumis à de fortes tensions économiques et sociales.
Source : RFI
Source : RFI


%2F2026%2F06%2F28%2F6a41272eb614c499285539.jpg&w=3840&q=75)