Dans la nuit du 28 au 29 juin 2025, le Pakistan a mené des frappes militaires dans l'est de l'Afghanistan, ciblant une faction dissidente des talibans pakistanais. Le bilan humain fait l'objet d'un désaccord entre Islamabad et Kaboul.
Le ministre pakistanais de l'Information a officiellement confirmé que son pays avait conduit des frappes militaires dans l'est de l'Afghanistan dans la nuit de dimanche à lundi. Ces opérations visaient notamment une faction dissidente des talibans pakistanais, groupe armé qui représente une menace sécuritaire récurrente pour Islamabad.
Des bilans qui divergent
Les chiffres avancés par les deux parties s'opposent nettement. Le gouvernement afghan, dirigé par les talibans, fait état de 36 morts et 163 blessés, dont une grande majorité de civils selon Kaboul. Du côté pakistanais, le bilan officiel s'arrête à 25 morts, sans précision sur la nature des victimes.
Une tension frontalière qui s'aggrave
Ces nouvelles frappes s'inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre le Pakistan et l'Afghanistan depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021. Islamabad reproche régulièrement à Kaboul de laisser prospérer sur son territoire des groupes armés hostiles au Pakistan, notamment le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) et ses factions dissidentes.
Pour les civils afghans pris entre deux feux, la situation est dramatique. Les accusations de victimes civiles portées par le gouvernement taliban contre le Pakistan risquent d'aggraver encore davantage des relations diplomatiques déjà extrêmement fragiles entre les deux pays voisins.
Le gouvernement afghan fait état de 36 morts et 163 blessés civils, quand le Pakistan évoque 25 morts.
La communauté internationale suit de près ces échanges de violence transfrontaliers, dans une région où toute escalade militaire peut avoir des conséquences humanitaires considérables.
Source : RFI
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