Monique Barbut, ministre discrète prise dans la tempête canicule
Politique

Monique Barbut, ministre discrète prise dans la tempête canicule

27 juin 20262 min de lecture2 vues

L'ancienne présidente de WWF, nommée ministre de la Transition écologique sans expérience politique, se retrouve au cœur d'une polémique après une communication jugée précipitée sur le risque de nouvelle vague de chaleur. Sa discrétion, assumée, lui est aujourd'hui reprochée.

Une ministre qui fuit les projecteurs… jusqu'à ce que la canicule s'en mêle

Monique Barbut n'est pas une femme de médias. C'est même, selon ses proches, un choix de vie.

« Ne pas être dans les médias à tout prix, c'est son souhait »
, confie l'un d'eux à Franceinfo. Mais la réalité du terrain politique, elle, ne s'accommode pas toujours des préférences personnelles.

L'ancienne présidente de l'ONG WWF France, entrée au gouvernement de Sébastien Lecornu sans bagage politique préalable, se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques. En cause : une communication jugée hâtive autour du risque d'une nouvelle vague de chaleur en France, qui a suscité incompréhension et agacement, aussi bien dans l'opinion que dans les cercles gouvernementaux.

Une polémique révélatrice d'un malaise plus profond

Au-delà de cet épisode précis, c'est une question plus large qui est posée : Monique Barbut peine-t-elle à incarner son action à la tête d'un ministère aussi stratégique que la Transition écologique ? Ses détracteurs lui reprochent une discrétion qui frise l'invisibilité, dans un contexte où les enjeux climatiques exigent une parole publique forte et régulière.

Pourtant, son profil n'est pas celui d'une novice sur le fond. Ancienne directrice exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, elle dispose d'une expérience internationale reconnue sur les questions environnementales. Mais la scène politique française, avec ses codes médiatiques et ses exigences de visibilité permanente, constitue un terrain bien différent.

L'équation impossible de la canicule

La canicule a mis Barbut dans une position délicate : communiquer trop tôt sur un risque encore incertain, c'est s'exposer à l'accusation d'alarmisme ; attendre, c'est risquer d'être accusée d'inaction. Une équation que les ministres les plus aguerris peinent parfois à résoudre.

Dans un gouvernement où la communication est scrutée à la loupe, cette affaire illustre la difficulté pour des profils issus de la société civile ou du monde associatif de s'adapter aux impératifs de la politique médiatique française, sans pour autant renier leur culture du travail de fond.

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